Gérard de Nerval – vers dorés
Vers dorés Nerval aimait et connaissait bien la poésie de la Renaissance, qui précède une vision du monde plus scientifique d’où les esprits et les petits dieux seront délogés. On peut penser aux nymphes et aux faunes de Ronsard ! Eh quoi ! tout est sensible ! Pythagore. Homme, libre penseur […]
Gérard de Nerval – Fantaisie
Fantaisie Pour Nerval, rêver, c’est se souvenir. C’est aussi entrer dans le monde des esprits où l’on vole à travers les siècles pour découvrir des scènes d’une familiarité étrange… Il est un air pour qui je donnerais Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber, Un air très vieux, languissant et funèbre, Qui pour moi […]
Nerval – El desdichado
El Desdichado El desdichado –le deshérité : ce poème crypté et d’une musicalité parfaite est sans doute le plus célèbre de Nerval. Il s’éclaire à la lecture du reste de son oeuvre et de sa vie, mais aussi de la littérature antique et médiévale (Orphée, la légende de Mélusine). Je suis le ténébreux, […]
Christine de Pizan – Ditié de jeanne d’arc
Le Ditié de Jeanne d’Arc En 1429, Christine de Pizan sort de son silence pour saluer Jeanne d’Arc dans un poème (ditié) bouillant d’énergie. Après dix ans de catastrophes dans le royaume de France, la lumière apparaît enfin -et c’est une jeune fille de seize ans qui amène ce renouveau ! Orthographe modernisée. Notes […]
Christine de Pizan – ballade
L’amant et la dame Christine de Pizan sait que l’amour est toujours fragile et menacé : d’abord parce que la vie ne tient qu’à un fil (lorsqu’elle avait 23 ans, son mari est parti en déplacement professionnel et il n’est jamais revenu -mort de maladie), mais aussi parce que l’amour est un état […]
Marguerite de Navarre – Amitié trahie
« Ô douceur décevante » Marguerite de Navarre avait consacré un long poème (La Coche) à l’amitié féminine. Un manuscrit retrouvé bien après sa mort nous fait entendre, en contrepoint, les blessures laissées par l’amitié trahie. Amitié, quoi ! ô mot signifiant Tout l’heur[1] et bien dont un cœur peut jouir, Car un ami d’un […]
Marguerite de Navarre – Les adieux
Les adieux Retrouvé par Abel Lefranc en 1895, ce poème fait de Marguerite de Navarre l’un des premiers poètes lyriques de la Renaissance. La litanie de ces adieux, écrits à la fin d’une vie intense et tourmentée, disent toute l’ambigüité d’un attachement profond au corps, au plaisir, au sentiment amoureux, dépassé par l’attente d’un […]
Marguerite de Navarre – La navire
La Navire Retrouvé en 1895, ce long poème a été écrit après la mort de François Ier, frère de Marguerite. Comme un navire (le mot était féminin à l’époque), la narratrice tente de rejoindre le « vrai port » et de dépasser un deuil déchirant. Navire loin du vrai port assablée[1] Feuille agitée de l’impétueux […]
Marguerite de Navarre – Le dirai je
« Le dirai-je… » Les dernières poésies de Marguerite de Navarre sont d’une facture toujours plus personnelle, mais elles traduisent aussi l’impossibilité croissante de dire ce qui importe le plus, l’inanité de l’écriture et la nécessité du silence. Pourrai-je bien ma faible main contraindre De s’essayer sur ce papier écrire L’ennui[1] que j’ai tant désiré […]
Lire la suite