Littératurefrançaise.net

Sensation

 

 

Au printemps 1870, Arthur a quinze ans et il commence à rêver de grands départs, avant de fuguer pour la première fois au mois d’aout. En avril, il écrit ce poème, simple, beau, sincère et plein de fraîcheur, qu’il intitulera plus tard « Sensation ».

 

 

 

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,

Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :

Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.

Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

 

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :

Mais l’amour infini me montera dans l’âme,

Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,

Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

 

 

***

Une question, un éblouissement, une interprétation ? Exprimez-vous sur cet espace !

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Les plus anciens
Les plus récents Les plus appréciés
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires