Littérature française

Sensation

 

 

 

A quinze ans, première fugue d’Arthur, qui se réfugie chez son professeur Izambard, à Douai. Et y écrit ce poème, simple, beau, sincère et plein de fraîcheur.

 

 

 

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,

Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :

Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.

Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

 

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :

Mais l’amour infini me montera dans l’âme,

Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,

Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

 

 

***

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