Littératurefrançaise.net

Racine- Phèdre, l’aveu à Œnone

Publié par le Déc 16, 2021 dans | Aucun commentaire

 Audio : Marie Bell (Phèdre) et Louise Conte (Œnone) dans une interprétation légendaire de 1953 (Comédie française) L’aveu à Œnone    Nous sommes en Grèce, à Trésène. Thésée, mari de Phèdre, est parti on ne sait où à l’aventure, on est sans nouvelle de lui. Restent au palais Hippolyte, fils de Thésée (d’un premier mariage), […]

Baudelaire – Les petites vieilles

Publié par le Déc 11, 2021 dans | Aucun commentaire

Les petites vieilles   A Victor Hugo. I   Dans les plis sinueux des vieilles capitales, Où tout, même l’horreur, tourne aux enchantements, Je guette, obéissant à mes humeurs fatales, Des êtres singuliers, décrépits et charmants. Ces monstres disloqués furent jadis des femmes, Éponine ou Laïs ! Monstres brisés, bossusOu tordus, aimons-les ! ce sont encor des […]

Baudelaire – Le génie et l’enfant

Publié par le Déc 8, 2021 dans | Aucun commentaire

Le génie et l’enfant   Or, la convalescence est comme un retour vers l’enfance. Le convalescent jouit au plus haut degré, comme l’enfant, de la faculté de s’intéresser vivement aux choses, même les plus triviales en apparence. Remontons, s’il se peut, par un effort rétrospectif de l’imagination, vers nos plus jeunes, nos plus matinales impressions, […]

Baudelaire – Assommons les pauvres !

Publié par le Déc 8, 2021 dans | Aucun commentaire

Assommons les pauvres !   Pendant quinze jours je m’étais confiné dans ma chambre, et je m’étais entouré des livres à la mode dans ce temps-là (il y a seize ou dix-sept ans) ; je veux parler des livres où il est traité de l’art de rendre les peuples heureux, sages et riches, en vingt-quatre heures. […]

Baudelaire – Enivrez-vous !

Publié par le Déc 8, 2021 dans | Aucun commentaire

Enivrez-vous   Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous. Et […]

Baudelaire – Les yeux des pauvres

Publié par le Déc 8, 2021 dans | Aucun commentaire

Les yeux des pauvres   Ah ! vous voulez savoir pourquoi je vous hais aujourd’hui. Il vous sera sans doute moins facile de le comprendre qu’à moi de vous l’expliquer ; car vous êtes, je crois, le plus bel exemple d’imperméabilité féminine qui se puisse rencontrer. Nous avions passé ensemble une longue journée qui m’avait paru courte. […]

Baudelaire – La belle Dorothée

Publié par le Déc 8, 2021 dans | Aucun commentaire

La belle Dorothée   Le soleil accable la ville de sa lumière droite et terrible ; le sable est éblouissant et la mer miroite. Le monde stupéfié s’affaisse lâchement et fait la sieste, une sieste qui est une espèce de mort savoureuse où le dormeur, à demi éveillé, goûte les voluptés de son anéantissement. Cependant Dorothée, […]

Baudelaire – Un hémisphère dans une chevelure

Publié par le Déc 8, 2021 dans | Aucun commentaire

Un hémisphère dans une chevelure   Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l’odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l’eau d’une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l’air. Si tu pouvais savoir tout ce que je vois ! tout ce que […]

Baudelaire – Le gâteau

Publié par le Déc 8, 2021 dans | Aucun commentaire

Le gâteau   Je voyageais. Le paysage au milieu duquel j’étais placé était d’une grandeur et d’une noblesse irrésistibles. Il en passa sans doute en ce moment quelque chose dans mon âme. Mes pensées voltigeaient avec une légèreté égale à celle de l’atmosphère ; les passions vulgaires, telles que la haine et l’amour profane, m’apparaissaient maintenant […]

Baudelaire – Chacun sa chimère

Publié par le Déc 8, 2021 dans | Aucun commentaire

Chacun sa chimère   Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés. Chacun d’eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu’un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d’un fantassin romain. […]