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Du Bellay – Heureux qui comme Ulysse

Publié par le Sep 23, 2022 dans | Aucun commentaire

« Heureux qui, comme Ulysse… »         Sonnet XXXI   Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme cestui là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d’usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge ! Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village […]

Paul Valéry – Longueur d’un jour

Publié par le Août 10, 2022 dans | Aucun commentaire

A la fin de sa vie, Paul Valéry connut un amour fou avec Jeanne Loviton. Il lui écrivit de nombreux poèmes édités bien après sa mort dans le recueil Corona & Coronilla (éditions de Fallois, 2008). On découvre ici un poète tout différent, d’une sensualité et d’un enthousiasme surprenants. Mais la rupture fut « un coup […]

Paul Valéry – Palme

Publié par le Août 10, 2022 dans | Aucun commentaire

Palme A Jeannie   De sa grâce redoutable Voilant à peine l’éclat, Un ange met sur ma table Le pain tendre, le lait plat ; Il me fait de la paupière Le signe d’une prière Qui parle à ma vision : — Calme, calme, reste calme ! Connais le poids d’une palme Portant sa profusion […]

Paul Valéry – Les grenades

Publié par le Août 9, 2022 dans | Aucun commentaire

Les grenades   Dures grenades entr’ouvertes Cédant à l’excès de vos grains, Je crois voir des fronts souverains Éclatés de leurs découvertes !   Si les soleils par vous subis, Ô grenades entre-bâillées Vous ont fait d’orgueil travaillées Craquer les cloisons de rubis,   Et que si l’or sec de l’écorce À la demande d’une […]

Paul Valéry – Les pas

Publié par le Août 9, 2022 dans | Aucun commentaire

Les pas   Tes pas, enfants de mon silence, Saintement, lentement placés, Vers le lit de ma vigilance Procèdent muets et glacés.   Personne pure, ombre divine, Qu’ils sont doux, tes pas retenus ! Dieux !… tous les dons que je devine Viennent à moi sur ces pieds nus !   Si, de tes lèvres […]

Paul Valéry – La dormeuse

Publié par le Août 9, 2022 dans | Aucun commentaire

La dormeuse A Lucien Fabre   Quels secrets dans son cœur brûle ma jeune amie, Âme par le doux masque aspirant une fleur ? De quels vains aliments sa naïve chaleur Fait ce rayonnement d’une femme endormie ?   Souffles, songes, silence, invincible accalmie, Tu triomphes, ô paix plus puissante qu’un pleur, Quand de ce […]

Paul Valéry – Vue

Publié par le Août 9, 2022 dans | Aucun commentaire

Une femme s’étend sur le sable, regarde le ciel et la mer, puis s’endort. Ces sensations simples sont décrites comme ce qu’elles sont du point de vue de qui les éprouve. Lorsqu’on regarde la mer étant allongé, c’est une « eau debout » que l’on voit… Vue Si la plage penche, si L’ombre sur l’œil s’use et […]

Paul Valéry – La Jeune Parque

Publié par le Août 9, 2022 dans | Aucun commentaire

La Jeune Parque Quelle est l’ambition de ce grand poème ? Écoutons le poète lui-même : « Mon désir a été, peut-être, par éclairs, de mettre dans une forme et un langage quasi-classiques, une imagerie en somme moderne. » Ce lamento entre en effet dans des thèmes très propres à Valéry : la montée des larmes, l’étrangeté du […]

Paul Valéry-Le cimetière marin

Publié par le Juil 29, 2022 dans | Aucun commentaire

Le cimetière marin Μή, φίλα ψυχά, βίον ἀθάνατον σπεῦδε, τὰν δ’ἔμπρακτον ἄντλει μαχανάν. Pindare, Pythiques, III. [Ô mon âme, n’aspire pas à la vie éternelle, mais épuise le champ des possibles !]   Ce toit tranquille, où marchent des colombes, Entre les pins palpite, entre les tombes ; Midi le juste y compose de feux La […]

Guillaume Apollinaire – L’adieu

Publié par le Avr 13, 2022 dans | Aucun commentaire

L’adieu     J’ai cueilli ce brin de bruyère L’automne est morte souviens-t’en Nous ne nous verrons plus sur terre Odeur du temps brin de bruyère Et souviens-toi que je t’attends         Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913   Télécharger le poème Télécharger le poème Se procurer le livre